3 mai, Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, Introduction

TEHERAN, SEPTEMBRE 1998 : Apparition de Faezeh Hashemi avant qu'une cour de justice de Téhéran ne l'accuse de publier des "mensonges" dans son journal Zan (Femme). Durant l'année 1998, l'Iran a connu de multiples arrestations de journalistes, ainsi que l'interdiction et la suppression de plusieurs publications, alors même que le pouvoir continuait à osciller entre les modérés et les fondamentalistes. Trois écrivains ont été assassinés. (PHOTO : AFP)

Dans des dizaines de pays à travers le monde, des journalistes et des éditeurs sont assassinés, molestés, incarcérés et harcelés. Leurs publications sont censurées, soumises à des amendes, suspendues ou fermées.

La Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, célébrée le 3 mai, a été créée pour honorer les sacrifices consentis dans la lutte pour la liberté de la presse et pour faire pression sur les nombreux gouvernements qui continuent de refuser ce droit fondamental à leurs citoyens.

Les chiffres sont éloquents : 28 journalistes ont été assassinés dans 17 pays l'an dernier, portant le nombre total de journalistes tués dans l'exercice de leur métier à plus de 500 durant la dernière décennie ; 117 journalistes au moins sont actuellement emprisonnés dans 25 pays ; pas moins de 119 nations n'ont pas une totale liberté de presse.

L'Association Mondiale des Journaux a créé ce site web sur la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse pour faire connaître le 3 mai et ce qu'il représente. Des journaux du monde entier ont été encouragés à visiter ce site, à télécharger ses matériaux et à en publier le plus possible à la date du 3 mai.

Ces matériaux comprennent des essais écrits par d'éminents journalistes et dissidents, des études de cas sur des reporters emprisonnés, des statistiques sur les meurtres de journalistes et les atteintes à la liberté de la presse, et des annonces prêtes à scanner.

Les journaux sont souvent réticents à parler des problèmes qui les concernent. Nous espérons toutefois qu'ils feront une exception le 3 mai 1999 - pas tant pour la profession elle-même que pour leurs lecteurs. L'assassinat ou l'emprisonnement d'un journaliste - ou la censure d'une publication - constitue après tout une violation directe du droit fondamental du citoyen, le lecteur, à être librement informé.

Le 3 mai marque l'anniversaire de la Déclaration de Windhoek, une déclaration de principes adoptée par des journalistes africains en 1991 appelant à des médias libres, indépendants et pluralistes sur le continent africain et à travers le monde. Cette déclaration affirme qu'une presse libre est essentielle à l'existence de la démocratie et constitue un objectif humain fondamental. Elle constitue une pierre angulaire dans la lutte pour la liberté de la presse dans toutes les régions du monde.

Au moment où les droits de l'homme et le développement de la démocratie sont menacés dans tant de pays, l'heure n'est plus à la complaisance. Le 3 mai est le jour où les médias peuvent rappeler aux gouvernements comme au public l'importance de la liberté de la presse et de la poursuite de la lutte en sa faveur.

Les organisations qui nous ont aidés dans la préparation des pages de ce site, ou qui ont fait des dons pour le financer, sont l'agence publicitaire Publicis, les membres du Conseil d'administration de l'AMJ et ses associations allemande, américaine, canadienne, néerlandaise, néo-zélandaise, portugaise et suédoise, le Comité de Protection des Journalistes et d'autres membres de l'IFEX, et l'Agence France-Presse.

HEBRON, WEST BANK, PALESTINE, MARS 1998 Le cameraman palestinien Nael Shioko est transporté à l'hôpital après avoir été touché à maintes reprises par des impact de balles en caoutchouc lors d'une confrontation entre des colons et des palestiniens dans la ville de West Bank. Deux autres journalistes ont été blessés pendant cette altercation. (PHOTO : AFP)

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