Un nombre record de journalistes tués en 2006

 

 

Soixante-quinze journalistes ont tué tués jusqu’ici cette année, faisant de 2006 l’année la plus meurtrière à ce jour pour la profession, a déclaré jeudi l’Association Mondiale des Journaux.

 

Vingt-six de ces victimes ont péri en Iraq, où les journalistes continuent d’être des cibles et sont assassinés.

Les 75 journalistes et autres professionnels des médias tués depuis le début de l’année font de l’année 2006 la plus meurtrière depuis 1997, année où l’AMJ a commencé à relever le nombre de journalistes assassinés. Soixante-douze professionnels des médias avaient trouvé la mort en 2004.

"Les journalistes en Iraq sont confrontés non seulement au danger lié au fait de travailler dans une zone de conflit, mais aussi traqués et assassinés simplement parce qu’ils sont suspectés de coopérer avec les agences de presse occidentales, ou en raison de leur affiliation politique ou religieuse, ou encore parce que leurs assassins pensent que leur mort favorisera leurs objectifs", a déclaré Timothy Balding, le CEO de l’AMJ.

"La pratique du journalisme est aujourd’hui plus dangereuse qu’elle ne l’a jamais été", a-t-il ajouté. "Plus de 500 journalistes ont été tués au cours de la dernière décennie, souvent pour n’avoir fait qu’exercer leur métier. Ces meurtres constituent une attaque directe non seulement contre des personnes, mais aussi contre la société dans son ensemble. Pourtant, rares sont les meurtriers qui ont été traduits en justice."

Aux Philippines, où les gangs criminels et les politiques corrompus ciblent depuis longtemps les journalistes d’investigation sans crainte d’être inquiétés, huit journalistes ont disparu jusqu’ici en 2006.

Des journalistes ont été tués dans 19 autres pays cette année : Afghanistan (1), Angola (2), Bangladesh (1), Brésil (1), Chine (2), Colombie (4), République Démocratique du Congo (1), Equateur (2), Guatemala (1), Guyane (6), Inde (2), Indonésie (1), Liban (2), Mexique (1), Pakistan (3), Russie (1), Somalie (1), Sri Lanka (5), Soudan (1), Turkménistan (1) et Venezuela (2).

Ce lourd tribut est à mettre en parallèle avec les 58 journalistes tués en 2005, 72 en 2004, 53 en 2003, 46 en 2002, 60 en 2001, 53 en 2000, 70 en 1999, 28 en 1998, et 26 en 1997.

Vous trouverez des détails sur tous ces cas ici.

Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse suivent chaque année le nombre de journalistes tués. Ces chiffres varient en fonction des critères utilisés par les différentes associations. Les chiffres de l’AMJ incluent l’ensemble des professionnels des médias tués dans l’exercice de la profession ou ciblés en raison de leur métier. Ils comprennent également les cas où le mobile du meurtre n’a pas été clairement établi ou ceux où l’enquête n’a pas abouti.

L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18 000 journaux et regroupe 73 associations nationales d’éditeurs, des journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 11 agences de presse et neuf organisations de presse régionales et internationales.

Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr.

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