"L’AMJ estime que “même s’il est parfois difficile de réconcilier les intérêts parfois conflictuels de la sécurité et de la liberté, les démocraties ont le devoir absolu d’utiliser des normes rigoureuses pour juger si ces restrictions de la liberté sont justifiées par des préoccupations sécuritaires", a déclaré le Conseil d’administration de l’AMJ dans une résolution publiée lors du Congrès Mondial des Journaux et du World Editors Forum au Cap, en Afrique du Sud.
L’AMJ a également publié cinq autres résolutions, pour protester contre :
Une récente résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui vise à justifier la censure de la libre expression sous couvert de protéger les sensibilités religieuses (lisez le texte intégral de la résolution ici) ;
Le harcèlement judiciaire dont fait l’objet depuis dix ans le journaliste espagnol José Luis Gutiérrez, reconnu coupable par les tribunaux espagnols d’avoir violé le droit du Roi du Maroc, Hassan II, « à défendre son honneur », suite à la publication d’un article confirmé concernant la saisie de cinq tonnes de haschich dissimulées dans un camion appartenant à la Couronne Royale (lisez le texte intégral de la résolution ici) ;
L’absence presque complète d’arrestations et de condamnations dans les cas des 21 journalistes qui ont été tués depuis que le Président russe Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en mars 2000 (lisez le texte intégral de la résolution ici) ;
Le raid perpétré par des soldats armés contre les locaux du journal indépendant Le Quotidien au Sénégal, la fermeture de sa station de Première FM et la saisie de son matériel de radiodiffusion (lisez le texte intégral de la résolution ici) ;
La politique répressive du gouvernement envers la presse libre au Zimbabwe, notamment les violations récurrentes des droits fondamentaux des journalistes et le mépris total de l’état de droit (lisez le texte intégral de la résolution ici).
Dans la résolution qui s’inquiète du renforcement des mesures de surveillance, l’AMJ a appelé les gouvernements démocratiques et leurs agences à prendre sept mesures spécifiques pour protéger la liberté de la presse tout en renforçant la lutte antiterroriste :
Garantir l’accès public aux données, informations et archives officielles accessibles en application des lois sur la Liberté d’information ou de dispositions légales connexes.
Garantir le droit des journalistes à protéger leurs sources d’information confidentielles, comme une condition sine qua non de la liberté de la presse.
Soumettre la surveillance électronique des communications à une autorisation, un contrôle ou un examen judiciaire, pour protéger l’indépendance et la confidentialité de la collecte de l’information.
S’assurer que la perquisition des bureaux ou des domiciles de journalistes ne puisse s’effectuer que sur présentation d’un mandat, émis uniquement sur la base d’un motif légitime de suspicion d’infraction de la loi.
Garantir aux journalistes le droit de couvrir tous les points de vue d’une affaire, y compris celui de terroristes présumés, et s’abstenir de toute criminalisation précipitée et injustifiée du discours.
S’abstenir de poursuivre les journalistes qui ont publié des informations classifiées. Dans les sociétés libres, les tribunaux ont estimé qu’il était du ressort des gouvernements, et non des journalistes, de protéger les secrets officiels, sous réserve des décisions de bon sens prises par les rédacteurs en chef pour éviter, par exemple, de mettre des vies en danger.
S’abstenir de recourir à la propagande “noire” - en d’autres termes, à l’utilisation des services gouvernementaux en temps de paix pour répandre intentionnellement des informations erronées ou mensongères en les faisant passer pour du journalisme, ainsi qu’à l’usurpation de l’identité de journalistes par des agents secrets.
Vous trouverez le texte intégral de la résolution ici.
L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18 000 journaux et regroupe 77 associations nationales d’éditeurs, des journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 12 agences de presse et 10 organisations de presse régionales et internationales.
Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tel : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr. |