L’Association Mondiale des Journaux et une coalition internationale réunissant des agences de presse, des journaux et des associations de médias ont exprimé leur étonnement face au refus de l’IRB de lever certaines restrictions imposées sur la couverture des matchs à l’issue de deux rencontres au siège de l’IRB, à Dublin.
La coalition a réussi, toutefois, à réaliser quelques progrès. A l’approche de la Coupe du Monde, qui commence vendredi, l’IRB a abandonné ou réduit un nombre important de restrictions contenues dans les conditions que les journalistes devaient signer pour pouvoir couvrir cet événement. Parmi elles :
L’IRB a augmenté le nombre de photos autorisées dans les médias numériques. Elle avait imposé à l’origine une limite sur la publication de cinq photos par mi-temps, mais elle a relevé ce chiffre à 20 photos pour chaque moitié de match, et aucune limite à la fin de la rencontre. La coalition pense qu’aucune limite n’est nécessaire sur les images fixes, même durant les matchs.
L’IRB a supprimé l’interdiction de superposer des titres ou des légendes sur les photos dans les publications imprimées. Cette interdiction, qui vise à éviter de masquer les logos des sponsors, était considérée comme une ingérence dans le processus éditorial habituel. Il est d’usage commun de mettre des titres et des légendes sur les photos.
L’IRB a accepté que les photos des entreprises de médias soient vendues au public, a introduit de nouvelles procédures pour que les entreprises de presse puissent s’opposer à sa décision d’éjecter des journalistes soupçonnés d’avoir enfreint les règles, et s’est engagée à établir un nouveau dialogue avec les éditeurs et les agences de presse par l’intermédiaire d’une nouvelle commission rugby-médias qui verra le jour après la Coupe du Monde.
Toutefois, de sérieuses restrictions demeurent concernant les termes et conditions d’accréditation des journalistes, l’IRB voulant notamment préserver un droit d’utilisation gratuite, mondiale et à vie sur les clichés sur lesquels les médias ont un droit d’auteur. La coalition a proposé de donner une suite favorable à la demande d’utilisation des photos de l’IRB - un principe que cette dernière a accepté verbalement lors d’une rencontre, et sur lequel elle est revenue ensuite, en insistant pour que les médias renoncent à leur droit sur les clichés en sa faveur.
L’IRB maintient également des restrictions importantes et non réalistes sur l’utilisation des contenus audio-visuels sur les sites web de journaux, y compris les matériaux provenant des conférences de presse et des séances d’entraînement en dehors des jours de match.
"Depuis des mois, nous tentons de sauvegarder notre volonté d’apporter au public l’information sur cet événement à travers nos activités éditoriales légitimes. Nous nous sommes rendus à deux reprises au siège de l’IRB à Dublin pour nous assurer que nos journaux traditionnels et nos services d’information puissent publier des bulletins d’information et des photos au moment et sous la forme choisis par le rédacteurs en chef, et non selon les règles arbitraires de l’IRB", précise une déclaration publiée par la coalition qui comprend près de 40 organisations de médias.
"Ces rencontres ont permis certaines avancées en supprimant une partie des restrictions imposées par l’IRB, notamment sa volonté de déterminer à l’origine la façon dont les photos seraient présentées dans nos pages d’information, et certaines règles limitant la liberté d’expression. Toutefois, l’IRB est revenue sur certains points pour lesquels un accord avait été trouvé lors de la dernière réunion à Dublin, en refusant notamment de reconnaître pleinement les droits des médias sur leurs clichés."
L’IRB a refusé jusqu’ici de réouvrir les négociations sur la couverture de la Coupe du Monde, qui commence vendredi, malgré les demandes de la coalition allant dans ce sens.
Vous trouverez la déclaration intégrale de la coalition ici.
La coalition qui représente la presse internationale comprend les organisation suivantes : Association Mondiale des Journaux ; Conseil européen des Editeurs ; Association européenne des Editeurs de Journaux ; Association de la Presse périodique ; Reuters; Associated Press ; Agence France-Presse ; Newspaper Publishers Association ; Newspaper Society ; Society of Editors ; Fairfax Media, Australie & Nouvelle-Zélande ; News Ltd ; News International ; L’Equipe ; Mirror Group ; APN/Independent News & Media ; Association néozélandaise des Editeurs de Journaux ; New Zealand Press Association ; Australian Press Council ; dpa Deutsche Presse-Agentur GmbH ; Agence européenne des Photos de presse ; Getty Images ; World Editors Forum ; International Sports Press Association ; Sports Journalists Association ; Football Writers Associatio n; Optasportsdat a; Infostrada ; SIC - Sociedade Independente de comunicação, SA ; Associated Press Sports Editors ; American Society of Newspaper Editors ; National Newspapers of Ireland ; Fédération européenne des Editeurs de Magazines ; et PressesSports
L’AMJ, l’organisation mondiale d’une industrie de la presse, qui est basée à Paris, représente 18.000 journaux. Elle regroupe 76 associations nationales d’éditeurs de journaux, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 10 organisations régionales et internationales de médias.
Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr. |