Communiqué

 

 

La coalition d’organisations de médias du monde entier a exprimé aujourd’hui (lundi 3 septembre) sa consternation devant la façon dont la Fédération Internationale de Rugby (IRB) continue d’ignorer les besoins des médias qui souhaitent couvrir la Coupe du Monde de Rugby.

 

Dans un communiqué publié au nom des journaux, des agences de presse internationales et des associations professionnelles de médias, la coalition a déclaré :

“Les pourparlers entre l’IRB et la coalition semblent avoir progressé avec la suppression de certaines restrictions sur la couverture de l’information, mais de sérieuses questions demeurent et risquent affecter la couverture de la Coupe du Monde de Rugbyqui commence la semaine prochaine.

Pendant des mois, nous avons tenté de préserver notre volonté d’informer le public sur cet événement à travers nos opérations éditoriales légitimes. Nous nous sommes rendus à deux reprises au siège de l’IRB à Dublin pour veiller à ce que nos journaux traditionnels et nos services d’information puissent publier des bulletins d’information et des photos au moment et sous la forme fixés par le rédacteurs en chef et non selon les règles arbitraires de l’IRB.

Ces rencontres ont débouché sur quelques avancées avec la suppression d’une partie des restrictions imposées par l’IRB, qui voulait notamment à l’origine déterminer la façon dont les photos apparaîtraient dans nos pages d’information, et de certaines règles jugées limiter la liberté d’expression.

Cependant, l’IRB est revenue sur certains points pour lesquels un accord avait été trouvé lors de la dernière réunion à Dublin, en refusant notamment de reconnaître pleinement les droits des médias sur leurs photos."

De plus, l’IRB a déclaré que sa principale inquiétude était que les clichés publiés sur le web soient utilisés en qualité quasi-braodcast, un point sur lequel et les organisations de médias ont cherché à la rassurer. Malgré tout, l’IRB insiste pour imposer des quotas arbitraires pour les clichés publiés sur les sites web durant un match, même si ce nombre a été relevé.

Les rédacteurs en chef doivent être libres de s’adapter aux changements dans les modes d’utilisation des médias parmi le public, un fait reconnu par des organisations tournées vers l’avenir, comme la FIFA et le Comité International Olympique. Outre le public, les sponsors tirent également un avantage de la libre circulation de l’information et nous sympathisons avec les sponsors de la Coupe du Monde de Rugby qui ont exprimé leur propre inquiétude d’avoir à subir par contrecoup une réduction préjudiciable de la couverture de leur marque.

Les organisations de médias sont consternées que l’IRB veuille encore imposer des quotas sur le nombre de photos publiées par les journaux sur leurs sites web durant les matchs, alors que le monde entier peut voir, entendre et lire des comptes-rendus de ces matchs à mesure qu’ils se déroulent à travers la télévision et d’autres médias.

Nous représentons près de 40 entreprises de médias à travers le monde qui couvrent systématiquement et quotidiennement le rugby à tous les niveaux pour le plus grand bénéfice du jeu et de ses partenaires. La valeur conférée par nos reportages n’a jusqu’alors jamais été contestée.

A un moment où l’IRB essaie de se présenter comme un acteur avec lequel il faut compter sur la scène internationale, cherchant la reconnaissance olympique et essayant de se promouvoir ainsi que ses sponsors dans de nouveaux domaines, nous l’appelons à considérer la situation dans son ensemble et à permettre aux médias de remplir leur fonction sociale légitime qui est d’informer le public.

Il est regrettable que l’IRB se soit cantonnée dans ses retranchements et ait refusé de travailler avec les organisations de médias pour régler les questions en suspens.

Fin de la déclaration

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