Paris, 7 février 2008 Pour diffusion immédiate
Quatre-vingt-quinze journalistes et autres professionnels des médias ont été tués à travers le monde en raison de leurs activités professionnelles en 2007, l’Iraq et d’autres zones de conflit représentant plus des deux tiers des assassinats, a déclaré jeudi l’Association Mondiale des Journaux.
Quarante-quatre journalistes et autres professionnels des médias ont succombé en Iraq l’an dernier. Après l’Iraq, la Somalie fut le pays le plus meurtrier pour les journalistes, avec huit reporters tués, suivie du Sri Lanka (6) et du Pakistan (5).
Le bilan de 2007, publié après avoir enquêté sur tous les cas connus d’assassinats de journalistes, est lourd au regard des bilans dressés par l’AMJ depuis qu’elle a commencé à répertorier les meurtres de journalistes en 1998. Il était de 110 journalistes tués en 2006, 58 en 2005, 72 en 2004, et 53 en 2003.
"L’Iraq reste le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes, et le nombre croissant de journalistes tués en zones de conflit nous inquiète profondément", a déclaré Timothy Balding, le CEO de l’AMJ qui est basée à Paris.
Dans plusieurs pays, les journalistes sont également visés et tués pour avoir enquêté sur le crime organisé, le trafic de drogue, la corruption et d’autres délits. "Dans la grande majorité des cas, leurs assassins ne sont jamais traduits en justice", a souligné M. Balding.
Des journalistes et autres professionnels des médias ont été tués dans 25 pays et territoires en 2007 : Afghanistan (2) ; Brésil (1) ; Birmanie (1) ; Chine (1) ; République démocratique du Congo (2) ; Erythrée (2) ; Etats-Unis (1) Guatemala (1) ; Haïti (2) ; Honduras (1) ; Iraq (44) ; Kirghizistan (1) ; Mexique (3) ; Népal (3) ; Pakistan (5) ; Paraguay (1) ; Pérou (1) ; Philippines (2) ; Russie (2) ; Salvador (1) ; Somalie (8) ; Sri Lanka (6) ; Territoires palestiniens (2) ; Turquie (1) ; et Zimbabwe (1).
Vous trouverez la liste complète sur http://www.wan-press.org/rubrique.p...
Cinq journalistes ont déjà été tués en 2008, en Afghanistan, au Brésil, en Honduras, en Iraq et au Népal.
Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse répertorient chaque année le nombre de journalistes tués. Ce nombre varie en fonction des critères utilisés par les différentes organisations. Les chiffres de l’AMJ comprennent tous les employés des médias tués dans l’exercice de leur métier ou visés en raison de leur travail. Ils comprennent également les cas où le motif de l’assassinat n’a pas encore été clairement établi ou ceux où l’enquête n’a pas abouti. |