La presse mondiale se réjouit des éclaircissements de Google à propos d’ACAP

 

 

L’Association Mondiale des Journaux et d’autres organisations d’éditeurs ont salué aujourd’hui (19 mars) la déclaration du CEO de Google, Eric Schmidt, soutenant l’objectif du Protocole d’accès automatisé au contenu (ACAP) qui permet aux éditeurs de mieux contrôler l’utilisation de leur contenu.

 

Parlant à un reporter à Sydney au début de la semaine, M. Schmidt a déclaré que les seuls obstacles qui s’opposent à la mise en oeuvre d’ACAP par Google étaient d’origine technique, et démenti le fait que Google était réticent à adopter le système en raison d’intérêts économiques personnels. "Ce n’est pas parce que nous ne voulons pas qu’ils (les éditeurs) puissent contrôler leurs informations", a-t-il précisé.

ACAP est un nouveau standard d’édition qui permet de spécifier les conditions d’utilisation sous un format lisible par une machine pour que les éditeurs puissent avoir leur mot à dire sur la façon dont les agrégateurs d’information et les moteurs de recherche utilisent leur contenu. Partout dans le monde les éditeurs ont commencé à appliquer le protocole sur leurs sites, et l’AMJ a appelé une fois de plus la semaine dernière Google à l’adopter. Pour en savoir plus sur ce protocole, une initiative conjointe du Conseil européen des Editeurs, de l’Association Mondiale des Journaux et de l’Union Internationale des Editeurs, veuillez visiter www.the-acap.org.

M. Schmidt a indiqué qu’ACAP, selon ses spécifications actuelles, était incompatible avec la technologie du moteur de recherche personnel de Google, mais que "nous avons des gens qui travaillent avec eux pour voir si l’on peut modifier la proposition afin de l’adapter à la façon de travailler de nos moteurs de recherche."

Gavin O’Reilly, le Président de l’AMJ et d’ACAP, a déclaré : “Nous sommes heureux de la déclaration du CEO de Google Eric Schmidt selon laquelle ils seraient prêts à mettre en oeuvre le protocole si ce n’était pour des questions d’incompatibilité technique. Comme M. Schmidt le sait, nous avons travaillé très étroitement avec Google sur le plan technique l’an dernier lors de la phase test du projet.

"Nous sommes naturellement déçus de devoir encore surmonter les derniers obstacles techniques que la société a rencontré dans l’application en direct du protocole, mais nous avons toujours insisté sur le fait que nous ferions tout ce qui s’impose pour qu’ACAP soit techniquement compatible et fonctionne parfaitement avec tous les moteurs de recherche. Nos aspirations dans ce domaine ont toujours été guidées par les besoins de la profession et non par une solution technique préconçue", a-t-il ajouté.

M. O’Reilly a jugé la déclaration de M. Schmidt, rapportée par IT Wire, "extrêmement rassurante. Nous sommes réellement impatients de poursuivre notre collaboration avec Google et de faire le nécessaire afin de faire correspondre les besoins de la profession avec leurs spécifications techniques, et de permettre ainsi à Google d’adopter immédiatement le protocole ACAP pour le plus grand bénéfice de l’industrie numérique internationale.”

Le directeur de Google pour l’Europe, Rob Jonas, aurait déclaré la semaine dernière que Google était satisfait du statu quo actuel, qui "offre tout ce dont la plupart des éditeurs ont besoin," une déclaration contredite par la coalition d’ACAP, qui regroupe des agences de presse, des éditeurs de livres et de magazines, des bibliothèques et des moteurs de recherche ainsi que des éditeurs de journaux.

Le standard actuel, baptisé robots.txt, permet aux éditeurs d’accepter ou de rejeter les “robots” des moteurs de recherche utilisés pour trouver le contenu et le réutiliser sur les sites web de tiers, comme Google News. Mais il n’offre pas aux éditeurs d’autre choix que d’autoriser la pleine utilisation de leur contenu ou de l’interdire complètement. Le nouveau standard ACAP leur offre davantage d’options en permettant, par exemple, aux agrégateurs de publier le contenu pour une durée limitée.

La déclaration de M. Schmidt clarifie la position de Google concernant l’initiative des éditeurs.

L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse et les intérêts professionnels et économiques des journaux dans le monde entier. Représentant 18.000 titres, elle regroupe 77 associations nationales d’éditeurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 11 organisations régionales et internationales de médias.

Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax: +33 1 47 42 49 48. Mobile: +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr.

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