"Favoriser la production et la distribution du contenu en ligne constitue un atout majeur pour les éditeurs désireux de réussir sur leurs plateformes numériques, et une bonne gestion du droit d’auteur en matière de contenu est une composante essentielle des modèles de développement les plus réussis", a déclaré Roberto Antoniotti, le Directeur exécutif du département chargé de la gestion du contenu chez Atex.
"Atex, le plus grand fournisseur de solutions logicielles pour l’industrie des médias, a décidé de soutenir ACAP dans les futures versions de ses solutions de gestion du contenu pour offrir à ses clients existants et à ses nouveaux clients des outils de gestion plus puissants et plus robustes. J’espère sincèrement que cette initiative favorisera l’adoption d’ACAP par les éditeurs, établissant ainsi un standard universel et ouvert pour l’accès au contenu”, a-t-il précisé.
ACAP est un nouveau standard d’édition qui permet de spécifier les conditions d’utilisation sous un format lisible par une machine afin que les éditeurs puissent avoir leur mot à dire sur la façon dont les agrégateurs d’information et les moteurs de recherche utilisent leur contenu. Ce projet est une initiative conjointe du Conseil européen des Editeurs, de l’Association Mondiale des Journaux et de l’Union Internationale des Editeurs.
Atex, un partenaire stratégique du projet Forger l’avenir du Journal (Shaping the Future of the Newspaper project, ou SFN) de l’AMJ (www.futureofthenewspaper.com), devient ainsi un partenaire du consortium ACAP qui réunit également des agences de presse, des éditeurs de livres et de magazines, des bibliothèques, des moteurs de recherche et des éditeurs de journaux. Pour des informations complètes, allez sur www.the-acap.org.
"Atex jouera un rôle-clé en aidant les éditeurs à appliquer ACAP, qui protège les droits des créateurs de contenu, " a déclaré Timothy Balding, le CEO de l’Association Mondiale des Journaux. "Le soutien d’Atex est une étape majeure dans l’adoption d’ACAP comme protocole de permission universel sur Internet."
La Commission européenne, le gouvernement britannique et bien d’autres ont exprimé leur soutien à ACAP, qui vise selon eux à encourager l’autorégulation du droit d’auteur sur le web et à éviter des litiges entre les producteurs de contenu et ceux qui diffusent le contenu produit par des tiers, notamment les moteurs de recherche et les agrégateurs d’informations.
Viviane Reding, Commissaire européen chargée de la Société de l’Information pour l’UE, a déclaré lors d’un Forum d’éditeurs à Bruxelles en décembre : "J’espère vivement que les entreprises qui possèdent des moteurs de recherche coopéreront avec ACAP. Nous avons là de bonnes possibilités d’établir une situation gagnant-gagnant pour tous les acteurs concernés, les éditeurs pouvant rattacher leur contenu à des conditions d’accès et d’utilisation sous une forme facilement décryptable par les robots des moteurs, permettant ainsi d’éviter des litiges juridiques complexes et coûteux entre les fournisseurs de contenu et les moteurs de recherche."
ACAP a également été cité comme une nouvelle solution possible pour l’utilisateur final du contenu dans le principal document stratégique sur l’industrie du contenu publié par le gouvernement britannique. Ce document estime que les systèmes d’autorisation actuels basés sur le web ont une "application limitée" et qu’ils n’ont pas suivi le rythme des récents développements. "Beaucoup d’éditeurs ne peuvent pas adapter les licences aux besoins des utilisateurs comme ils le font avec la presse écrite", dit le document.
Vous pouvez consulter les déclarations de soutien apportées à ACAP sur www.the-acap.org/endorsements.php.
Pour la liste des membres d’ACAP, visitez www.the-acap.org/members.php.
Pour consulter les instructions nécessaires à la mise en oeuvre d’ACAP, allez sur www.the-acap.org/implement-acap.php.
Mais alors que les fournisseurs de contenu adoptent le nouveau protocole, seule une entreprise de moteurs de recherche - Exalead, la quatrième mondiale et un partenaire à part entière du projet - l’a fait. Le projet ACAP cherche actuellement à favoriser l’mise en place du protocole tant par les éditeurs que par les moteurs de recherche.
Le CEO de Google, Eric Schmidt, aurait déclaré cette semaine que les seuls obstacles qui s’opposent à la mise en oeuvre d’ACAP par Google étaient d’origine technique, démentant le fait que Google était réticent à adopter le système en raison d’intérêts économiques personnels. "Ce n’est pas parce que nous ne voulons pas qu’ils (les éditeurs) puissent contrôler leurs informations", a-t-il précisé.
M. Schmidt a déclaré qu’ACAP, selon ses spécifications actuelles, était incompatible avec la technologie du moteur de recherche personnel de Google, mais que "nous avons des gens qui travaillent avec eux pour voir si l’on peut modifier la proposition afin de l’adapter à la façon de travailler de nos moteurs de recherche."
M. O’Reilly, en répondu en disant : “Nous sommes heureux de la déclaration du CEO de Google Eric Schmidt selon laquelle ils seraient prêts à mettre en oeuvre le protocole si ce n’était pour des questions d’incompatibilité technique. Comme M. Schmidt le sait, nous avons travaillé très étroitement avec Google sur le plan technique l’an dernier lors de la phase test du projet.
"Naturellement, nous sommes déçus de devoir encore surmonter les derniers obstacles techniques que la société a rencontrés dans l’application concrète du protocole, mais nous avons toujours insisté sur le fait que nous ferions tout ce qui s’impose pour qu’ACAP soit techniquement compatible et fonctionne parfaitement avec tous les moteurs de recherche. Nos aspirations dans ce domaine ont toujours été guidées par les besoins de la profession et non par une solution technique préconçue", a-t-il déclaré.
M. O’Reilly a jugé la déclaration de M. Schmidt, rapportée par IT Wire, "extrêmement rassurante. Nous sommes réellement impatients de poursuivre notre collaboration avec Google et de faire le nécessaire afin de faire correspondre les besoins de la profession avec leurs spécifications techniques, et de permettre ainsi à Google d’adopter immédiatement le protocole ACAP pour le plus grand bénéfice de l’industrie numérique internationale.”
ACAP cherche à étendre et à améliorer le standard actuel, baptisé robots.txt, qui permet aux éditeurs d’accepter ou de rejeter les “robots” des moteurs de recherche utilisés pour trouver le contenu et le réutiliser sur les sites web de tiers, comme Google News. Mais il n’offre pas aux éditeurs d’autre choix que d’autoriser la pleine utilisation de leur contenu ou de l’interdire complètement. Le nouveau standard ACAP leur offre davantage d’options en permettant, par exemple, aux agrégateurs de publier le contenu pour une durée limitée.
ACAP fonctionne parfaitement avec le fichier robots.txt et ne cause aucun problème technique. Les éditeurs peuvent manifester leur soutien à ACAP en appliquant le protocole sur leurs sites web : pour en savoir plus, allez sur www.the-acap.org.
L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse et les intérêts professionnels et économiques des journaux dans le monde entier. Représentant 18.000 titres, elle regroupe 77 associations nationales d’éditeurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 11 organisations régionales et internationales de médias.
Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax: +33 1 47 42 49 48. Mobile: +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr. |