La Chine devrait également permettre aux médias étrangers de travailler librement en accord avec les réglementations publiées par les autorités chinoises en janvier 2007.
La Chine a gravement failli à honorer les engagements pris envers la liberté de la presse dans le cadre de sa candidature aux Jeux 2008. Le Comité Organisateur des Jeux Olympiques 2008 avait publié en 2002 un "Plan d’action pour les Jeux Olympiques de Pékin", exposant une série de promesses dans le cadre de la préparation de Pékin à accueillir les Jeux. Parmi ces engagements : "Dans la préparation des Jeux, nous serons ouverts à la coopération dans tous les domaines avec le reste du pays et le monde entier. Nous nous inspirerons de l’expérience réussie des autres nations et suivrons les standards et les critères internationaux".
Les autorités chinoises n’ont pas tenu leurs engagements. En fait, elles ont même intensifié la répression à l’encontre de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, et continuent d’emprisonner et de harceler quiconque ose s’exprimer librement, alors que l’ouverture des Jeux Olympiques approche rapidement. Au moins 30 journalistes et plus de 50 cyber-reporters sont incarcérés dans les prisons chinoises. La grande majorité d’entre eux ont purgé de longues périodes de détention avant même d’être jugé. La plupart de ces procès se sont soldés par de lourdes peines de prison, souvent dans des conditions très difficiles.
Les autorités chinoises ont adopté de nouvelles réglementations en janvier 2007 pour faciliter la liberté de mouvement et d’accès pour les journalistes étrangers qui souhaitent voyager dans le pays. Ces réglementations n’ont jamais été pleinement respectées.
Plus de 50 cas d’ingérence dans le travail des médias internationaux qui tentaient de couvrir la crise tibétaine et ses retombées ont été signalés. Le personnel chinois travaillant pour la presse internationale a également fait l’objet de harcèlement et dans certains cas, a reçu l’ordre d’informer les autorités des activités des correspondants étrangers.
L’AMJ appelle les autorités chinoises à libérer tous les journalistes emprisonnés et à respecter ses promesses de réforme à l’approche des Jeux Olympiques de Pékin 2008. Le Conseil d’administration de l’Association Mondiale des Journaux appelle également les autorités chinoises à appliquer les directives introduites avant les Jeux Olympiques pour les médias étrangers. |