Six journalistes ont été assassinés dans le pays depuis le début de l’année et l’on pense que toutes ces attaques sont liées aux investigations menées par les victimes.
Les dernières attaques visaient séparément deux journalistes travaillant pour Radio Natin, Aresio Padrigao et Leonilo Mila, tués à bout portant respectivement le 17 novembre et le 2 décembre. Padrigao dénonçait fréquemment la corruption des autorités locales, alors que Mila avait été menacé avant son assassinat pour ses commentaires à l’antenne.
Entre avril et août, Benefredo Acabal, Robert Sison, Martin Roxas et Dennis Cuesta ont été assassinés, en représailles directes, semble-t-il, pour leur travail journalistique.
L’AMJ est consternée par ce recours systématique à une extrême violence pour réduire au silence les journalistes d’investigation et intimider ceux qui osent dévoiler les méfaits des responsables publics et d’autres formes de crime.
Le Conseil d’administration de l’AMJ exhorte les autorités philippines à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à la violence contre les journalistes et à l’impunité dont jouissent ceux qui commanditent et exécutent ces meurtres, à garantir un environnement plus sûr aux journalistes, et à s’engager à faire respecter les standards internationaux de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. |