Les attaques portées contre les journalistes à travers le monde - par des organisations criminelles en Amérique latine, des régimes autocratiques au Moyen-Orient, des gouvernements répressifs en Afrique et des combattants dans les zones de conflit - menacent sérieusement la liberté de la presse, a déclaré lundi l’Association Mondiale des Journaux dans son état des lieux semestriel de la liberté de la presse dans le monde.
Ce rapport, qui a été présenté lundi devant le Conseil d’administration de l’AMJ, qui est basée à Paris, a établi la liste croissante des violations de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Trente-neuf journalistes et autres professionnels des médias ont été tués depuis juin, portant le total de l’année à 68.
Le Mexique, où les journalistes sont de plus en plus la cible des trafiquants de drogue, est devenue l’une des nations les plus meurtrières pour la profession, avec 23 journalistes tués depuis 2000. Sept autres ont disparus au Mexique depuis 2005.
Ce rapport révèle que :
- Les journalistes qui couvrent les organisations criminelles en Amérique latine et les liens entre les responsables publics et ces groupes, restent la cible de violences, d’attaques et d’assassinats. L’impunité prévaut face à l’échec des investigations menées par la police et les autorités judiciaires. Les attaques verbales des dirigeants politiques contre les reporters et les médias critiques n’ont fait qu’envenimer un environnement déjà hostile.
- Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les six derniers mois ont été marqués par une série de reculs dans le domaine de la liberté de la presse, en raison principalement de régimes autocratiques qui n’hésitent pas à prendre des mesures répressives pour empêcher les voix indépendantes de s’exprimer. Les blogueurs de toute la région poursuivent leur lutte incessante pour diffuser des informations ignorées ou censurées par les principaux médias.
- Les gouvernements de l’ensemble du continent africain continuent de recourir aux lois sur la diffamation, la sédition et les “atteintes à l’ordre public” pour intimider et sanctionner les médias indépendants et d’opposition. La couverture des rébellions ou les critiques à l’égard des dirigeants du pays, de l’administration ou de l’armée envoient également de nombreux journalistes africains en prison. Malgré les efforts des médias et des organisations de la société civile, la liberté d’expression reste menacée.
- La liberté de la presse continue d’être mise à mal dans diverses parties d’Europe et d’Asie Centrale. Les menaces de mort ou les poursuites contre les journalistes qui couvrent les zones de conflit, les crimes de guerre, et le crime organisé restent malheureusement monnaie courante. La situation politique de plus en plus explosive dans le Caucase a pesé lourdement sur les journalistes, quatre d’entre eux ayant trouvé la mort rien qu’au mois d’août.
- L’Asie a été la scène d’une violence croissante à l’encontre des journalistes, qu’ils couvrent la corruption et les conflits, ou expriment simplement des opinions divergentes. Des restrictions sévères continuent d’entraver le travail des médias indépendants et la libre circulation de l’information.
Vous trouverez ce rapport, avec des détails région par région, sur le site web de l’AMJ sur http://www.wan-press.org/article179...
Pour télécharger le rapport (en français) en format PDF, cliquez
 Liberté de la Presse, Aperçu mondial (version française)
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To download the report (in English) in PDF, click
 Press Freedom, World Review (English)
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