70 journalistes tués dans le monde en 2008, selon l’AMJ

 

 

Soixante-dix journalistes et autres employés des médias ont été tués à travers le monde en raison de leurs activités professionnelles en 2008, le conflit en Iraq continuant d’être l’affectation la plus meurtrière pour les journalistes, a déclaré mercredi l’Association Mondiale des Journaux.

 

Quatorze journalistes ont trouvé la mort en Iraq l’an dernier, contre 44 en 2007. Cette diminution est due à une sécurité renforcée et à un affaiblissement de la violence sectaire. Néanmoins, les journalistes sont toujours confrontés à d’incroyables dangers en Iraq : fusillades où ils sont pris pour cible, bombes placées en bordure de route, et enlèvements suivis de meurtre ont tous contribué à ce bilan meurtrier en 2008.

Le nombre de journalistes tués dans plusieurs autres pays est également en augmentation : l’Inde et le Pakistan ont été les seconds endroits le plus mortels pour les journalistes en 2008, avec sept journalistes tués dans chacun de ces pays. Aucun journaliste n’était mort de mort violente en Inde en 2007, et cinq avaient été assassinés au Pakistan.

Six journalistes ont été abattus aux Philippines, et cinq autres tués au Mexique, où les journalistes sont de plus en plus ciblés sur leurs articles sur le crime organisé.

Le nombre des victimes en 2008, publié après une enquête sur tous les meurtres potentiels des professionnels des médias, était de 95 journalistes l’an dernier, 110 en 2006 , 58 en 2005, et 72 en 2004.

Outre les décès attribués aux guerres et aux conflits, les journalistes de nombreux pays sont également pris pour cible et tués pour leurs investigations sur le crime organisé, le trafic de drogue, la corruption et d’autres actes criminels. "Dans la grande majorité des cas, personne n’est traduit en justice pour ces meurtres", a déclaré Timothy Balding, le CEO de l’AMJ.

Des journalistes et d’autres professionnels des médias ont été tués dans 23 pays et territoires en 2008 : Afghanistan (2) ; Bolivie (1) ; Brésil (1) ; Cambodge (1) ; Croatie (2) ; République démocratique du Congo (1) ; République Dominicaine (1) ; Georgie (3) ; Guatemala (1) ; Honduras (1) ; Inde (7) ; Iraq (14) ; Kenya (1) ; Mexique (5) ; Népal (2) ; Pakistan (7) ; Philippines (6) ; Russie (4) ; Somalie (2) ; Sri Lanka (2) ; Territoires palestiniens (1) ; Thaïlande (4) ; et Venezuela (1).

Vous trouverez la liste complète ici www.wan-press.org/pfreedom/jkilled.....

Neuf journalistes ont déjà été tués en 2009, au Kenya, au Népal, au Pakistan, dans les Territoires palestiniens, en Russie, au Sri Lanka, en Somalie (où l’on compte deux victimes) et au Venezuela.

Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse suivent le nombre de journalistes tués chaque année. Ce nombre varie en fonction des critères utilisés par les différentes associations. Les chiffres de l’AMJ tiennent compte de tous les employés des médias tués dans l’exercice de leur profession ou ciblés en raison de leur travail. Ils comprennent également les cas où le motif de l’assassinat n’a pas été clairement établi ou ceux où l’enquête n’a pas abouti.

L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse et les intérêts professionnels et économiques des journaux dans le monde entier. Elle représente 18.000 journaux et regroupe 77 associations nationales d’éditeurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 11 organisations régionales et internationales de médias.

Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tel : +33 1 47 42 85 00. Fax: +33 1 47 42 49 48. E-mail: lkilman@wan.asso.fr

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