Il s’appuiera, au contraire, sur le journalisme qui a fait son succès pendant 100 ans, selon son rédacteur en chef, John Yemma.
“Les sites web doivent être directs et n’ont pas besoin d’être complexes : car ce qui vous différencie, c’est votre contenu”, a dit M. Yemma au World Editors Forum dans un séminaire en ligne.
“Nous n’utilisons pas de nouvelles applications sophistiquées”, a-t-il ajouté. “La meilleure voie vers la viabilité financière est de mettre plus ou moins constamment à jour le site web. Il s’agit seulement d’offrir un contenu en continu sans obstacle technologique : c’est la façon la plus rapide de se développer. Nous attendons de nos journalistes qu’ils fassent du journalisme, pas qu’ils apprennent des codages archaïques ou des graphiques Flash.”
M. Yemma a apporté des éclaircissements sur le nouveau Christian Science Monitor, basé sur internet, lors d’un séminaire organisé par le World Editors Forum, la division qui représente le personnel éditorial au sein de l’Association Mondiale des Journaux.
En raison de l’intérêt suscité par la nouvelle approche du titre - c’est le premier journal américain à avoir annoncé qu’il abandonnerait son édition imprimée quotidienne pour se concentrer sur le web - le Monitor et d’autres nouveaux business models figureront cette année au programme du Congrès Mondial des Journaux et du World Editors Forum à Hyderabad, en Inde, du 30 novembre au 3 décembre prochains.
Un enregistrement du webinaire est offert gratuitement aux personnes qui s’inscrivent à Hyderabad : Des détails complets sur ces manifestations sur www.wanindia2009.com/homev2.asp?LangId=1.
A partir de vendredi, le Monitor passera d’une édition quotidienne à une édition hebdomadaire, mais il continuera à produire chaque jour des contenus frais pour son site web, www.csmonitor.com, qui attire chaque mois 2,5 millions de visiteurs uniques. Il lancera également un courriel quotidien au mois de mai.
D’après M. Yemma le Monitor envisage de multiplier par cinq le nombre de pages vues d’ici 2013, de mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du mouvement religieux Science Chrétienne dont les subventions lui assurent à présent 40 à 50 pour cent de ses revenus, et de devenir autosuffisant d’ici 2015.
Voici quelques précisions qu’il a apportées :
Le Monitor conservera sa rédaction principale avec 30 journalistes et 30 rédacteurs en chef à Boston, où il est basé, ainsi que huit bureaux à l’étranger, huit bureaux aux Etats-Unis et un bureau à Washington. Le personnel de production du site web comprendra entre huit et 10 personnes. Un membre de l’équipe éditoriale se consacrera au courriel quotidien, et 12 au journal hebdomadaire. “Nos journalistes vont être très occupés. Ils vont devoir écrire des articles un peu plus courts et beaucoup plus vite”, a-t-il souligné.
Le Monitor a sondé ses lecteurs fidèles avant et durant le processus de transition. “Ils ont été relativement positifs concernant la plupart des catégories”, a indiqué Yemma, même s’il a également tenu compte de leurs critiques et que des modifications continueront d’être apportées.
“Ne vous attendez pas à ce que le journal reste le même pendant les 100 prochaines années. Ou même les 18 prochains mois. Nous expérimentons à tous les niveaux : le prix, le contenu, et si ça ne marche pas, et bien nous changerons de formule.”
L’abonnement à l’édition imprimée hebdomadaire coûtera 89$ par an et le Monitor espère réunir 50.000 abonnés, la diffusion actuelle de l’édition imprimée quotidienne. Le courriel quotidien coûtera 59$ par an. “Nous ne voulons pas que ces produits cannibalisent le site”, a ajouté Yemma. Nous n’envisageons pas de facturer l’accès au site web.
L’édition en ligne quotidienne devrait mettre en perspective les événements du jour. “Le monde d’information en continu sur le web se caractérise par un flux incessant d’informations”, explique Yemma. “Si on fait un arrêt sur image à n’importe quel moment de la journée, on s’aperçoit que les dernières nouvelles viennent toujours en tête. Nous avons pensé que ce serait une bonne idée d’imposer notre jugement éditorial sur le flot quotidien des informations. Il s’agira d’un produit autonome, pas d’une newsletter avec des liens.”
L’AMJ et le World Editors Forum offrent gratuitement un enregistrement webinaire, et l’accès aux futurs webinaires à tous les nouveaux inscrits au Congrès Mondial des Journaux et à la Conférence du World Editors Forum. Pour plus de détails, cliquez ici.
Le World Editors Forum (www.worldeditorsforum.org) est l’organisation qui représente les rédacteurs en chef et les autres responsables éditoriaux au sein de l’Association Mondiale des Journaux. L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, fédère 18.000 journaux et regroupe 76 associations nationales d’éditeurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et dix organisations régionales et internationales de médias.
Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33 1 47 42 85 00. Fax: +33 1 47 42 49 48. Mobile: +33 6 10 28 97 36. E-mail : lkilman@wan.asso.fr. |