Ces journalistes "sont détenus dans des conditions effroyables", a déclaré le Conseil de l’AMJ dans une résolution publiée lors du Congrès Mondial des Journaux et du World Editors Forum, les rencontres annuelles de la presse mondiale. "Ils sont soumis à l’isolement, à l’interdiction de visites et à des punitions sévères lorsqu’ils choisissent de jeûner ou de désobéir au règlement pénitentiaire pour protester contre leurs mauvais traitements. La plupart des journalistes sont malades, mais sont privés de soins médicaux adéquats."
Les termes de la résolution sont les suivants :
"Le Conseil d’administration de l’Association Mondiale des Journaux, réuni lors du 58ème Congrès Mondial des Journaux à Séoul, en Corée, du 29 mai au 1er juin 2005, condamne violemment le maintien en détention de 23 journalistes cubains et réclame leur libération immédiate et inconditionnelle.
"Plus de deux ans après l’arrestation et le procès sommaire de 29 journalistes, la majorité d’entre eux sont toujours incarcérés dans des conditions effroyables. Ils sont soumis à l’isolement, à l’interdiction de visites et à des punitions sévères lorsqu’ils choisissent de jeûner ou de désobéir au règlement pénitentiaire pour protester contre leurs mauvais traitements. La plupart des journalistes sont malades, mais sont privés de soins médicaux adéquats.
"Ces journalistes ont été arrêtés lors de la vague de répression de mars 2003. Ils ont été condamnés à des peines comprises entre 14 et 27 ans dans des prisons de haute sécurité loin de leur foyer et de leur famille. Leur procès s’est tenu à huis clos.
"Les journalistes ont notamment été poursuivis pour avoir “manqué de respect” envers la Révolution, servi "les intérêts impérialistes" des Etats-Unis, ou entretenu des contacts avec la Section des intérêts américains (représentation diplomatique) à la Havane. Ils ont principalement été condamnés en application des lois qui protègent "l’indépendance et l’unité" de l’Etat.
"Six des 29 journalistes ont été mis en liberté conditionnelle pour des raisons médicales, mais ils peuvent être réincarcérés à tout moment.
"Le Conseil d’administration de l’AMJ appelle le gouvernement de Cuba à libérer tous les journalistes emprisonnés et à mettre fin au harcèlement de tous ceux qui cherchent à répandre des idées, des opinions et des informations à l’intérieur et à l’extérieur du pays."
L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18 000 journaux et regroupe 72 associations nationales d’éditeurs, des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 11 agences de presse et neuf organisations de presse régionales et internationales.
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