L’AMJ condamne l’emprisonnement des journalistes en Erythrée

 

 

Le Conseil d’administration de l’Association Mondiale des Journaux a condamné l’emprisonnement de 16 journalistes en Erythrée et à appelé le gouvernement de ce pays à rétablir la liberté de la presse et l’accès à l’information.

 

" La plupart de ces journalistes ont été emprisonnés suite à la répression gouvernementale de 2001 qui a vu la fermeture de tous les médias indépendants et la suspension des libertés civiles et politiques en Erythrée" , a déclaré le Conseil d’administration de l’AMJ dans une résolution publiée lors du Congrès Mondial des Journaux.

Les termes de la résolution sont les suivants :

"Le Conseil d’administration de l’Association Mondiale des Journaux, réuni lors du 58ème Congrès Mondial des Journaux à Séoul, en Corée, du 29 mai au 1er juin 2005, condamne violemment la détention prolongée de 16 journalistes en Erythrée.

"La plupart de ces journalistes ont été emprisonnés suite à la répression gouvernementale de 2001 qui a vu la fermeture de tous les médias indépendants et la suspension des libertés civiles et politiques en Erythrée.

"Ils sont généralement détenus dans des lieux tenus secrets, et n’ont pas été officiellement inculpés. La loi érythréenne stipule qu’un individu ne peut pas être arrêté sans motif pendant plus de 30 jours La plupart des journalistes n’ont pas le droit d’être en contact avec leur avocat et leur famille.

"Il n’existe plus aujourd’hui de journaux indépendants en Erythrée et les correspondants étrangers sont sévèrement limités dans leur travail. En septembre 2004, le correspondant de la BBC en Erythrée, Jonah Fisher, a été expulsé du pays. Il était accusé de "couverture raciste et négative" des événements par le ministre de l’Information, Ali Abdu Ahmed.

"Les journalistes actuellement emprisonnés sont : Said Abdulkadir, Saadia Ahmed, Yosuf Mohamed Ali, Saleh Al-Jezaeri, Amanuel Asrat, Temesgen Gebreyesus, Mattewos Habteab, Dawit Habtemichael, Medhanie Haile, Dawit Isaac, Fessahaye Yohannes, Hamid Mohamed Said, Seyoum Tsehaye et Ghebrehiwet Keleta. Zemenfes Haile et Selamyinghes Beyene auraient été envoyés au service militaire pendant une période indéterminée en représailles pour leurs activités professionnelles.

"La détention de ces journalistes constitue une violation manifeste de leur droit à la liberté d’expression, qui est garanti par de nombreuses conventions internationales, y compris l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. En outre, la Commission des Nations unies sur les droits de l’homme considère que "la détention, en tant que sanction de l’expression pacifique d’une opinion, est l’un des moyens les plus répréhensibles destinés à imposer le silence et constitue, de ce fait, une violation grave des droits de l’homme".

"Le Conseil d’administration de l’AMJ appelle à la libération immédiate et inconditionnelle des seize journalistes emprisonnés et demande au Président Isaias Afworki de rétablir toutes les libertés civiles et politiques en Erythrée, y compris la liberté de la presse et d’accès à l’information."

L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18 000 journaux et regroupe 72 associations nationales d’éditeurs, des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 11 agences de presse et neuf organisations de presse régionales et internationales.

Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tel : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable en Corée : +82 11 9679 9721. E-mail : lkilman@wan.asso.fr.

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