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Cameroun (1)

Eric Wirkwa Tayu
Arrêté le 28 juillet 2004
Tayu, l’éditeur du journal de langue anglaise Nso Voice basé à Kumbo dans l’ouest du pays, a été emprisonné pour avoir diffamé le maire de la ville, Donatus Njong Fonyuy, dans ses articles sur la corruption. Tayu a été condamné à cinq mois de prison et à une amende de 500 000 francs CFA (893 US$ environ). Dans l’incapacité de payer son amende, il s’est vu infliger cinq mois de prison supplémentaires.

Erythrée (17)

Zemenfes Haile
Arrêté en janvier 1999
Début 1999, Haile, fondateur et directeur de l’hebdomadaire privé Tsigenay, a été arrêté par les autorités érythréennes et envoyé dans le camp de travail de Zara dans les plaines désertiques du pays. Les autorités l’accusent de ne pas avoir fait son service militaire, mais selon les sources du CPJ, le journaliste l’a effectué en 1994. Vers la fin de l’année 2000, Haile a été transféré vers un lieu inconnu, et depuis ses amis et sa famille sont sans nouvelles de lui. Selon des sources erythréennes, le gouvernement a affirmé en 2003 qu’Haile s’aquittait de ses obligations militaires.

Ghebrehiwet Keleta
Arrêté en juillet 2000
Keleta, reporter à l’hebdomadaire Tsigenay, a été enlevé par des agents de la sécurité alors qu’il se rendait à son travail en juillet 2000. Il n’a jamais été revu depuis. Les raisons de son arrestation ne sont pas claires, mais selon des sources du CPJ en Erythrée, la détention prolongée du journaliste s’inscrit dans le cadre d’une répression générale de la presse, initiée par le gouvernement en septembre 2001.

Selamyinghes Beyene
Arrêté en automne 2001
Beyene, un journaliste de quotidien indépendant hebdomadaire MeQaleh, a été arrêté à l’automne 2001 et est porté disparu depuis. Le CPJ n’a pas pu confirmer les raisons de son arrestation, mais selon des sources érythréennes, sa détention prolongée s’inscrirait dans le cadre d’une répression générale de la presse, initiée par le gouvernement en septembre 2001. Selon des sources érythréennes, le gouvernement a affirmé en 2003 que Beyene s’acquittait de ses obligations militaires.

Amanuel Asrat
Arrêté en septembre 2001
Medhanie Haile
Arrêté le 18 septembre 2001
Yusuf Mohamed Ali
Mattewos Habteab
Arrêté le 19 septembre 2001
Temesken Ghebreyesus
Said Abdelkader
Arrêtés le 20 septembre 2001
Dawit Isaac
Seyoum Fsehaye
Arrêtés le 21 septembre 2001
Dawit Habtemichael
Arrêté vers le 21 septembre 2001
Fesshaye “Joshua” Yohannes
Arrêté le 27 septembre 2001
Depuis le 18 septembre 2001, les forces de sécurité érythréennes ont arrêté au moins 10 journalistes locaux. Deux autres ont fui le pays. Ces arrestations sont intervenues moins d’une semaine après la fermeture brutale par les autorités de tous les journaux privés, pour sauvegarder soi-disant l’unité nationale face aux troubles politiques grandissants qui sévissent dans la petite corne de la nation africaine. Des sources du CPJ à Asmara affirment que ces fermetures et les arrestations de journalistes qui ont suivi faisaient partie d’un effort à grande échelle du gouvernement pour réprimer la dissidence politique avant les élections de décembre 2001, qu’il a annulé sans explications.

Hamid Mohammed Said
Saidia Ahmed
Saleh Aljezeeri
Arrêtés le 15 février 2002
Lors d’une mission d’enquête menée en juillet 2002 dans la capitale Asmara, les délégués du CPJ ont confirmé qu’aux environs du 15 février les autorités érythréennes avaient arrêté Said, un journaliste de la chaîne de télévision nationale (ETV), Ahmed, un journaliste du service de langue arabe de ETV, et Aljezeeri, un journaliste de la radio nationale érythréenne. Les trois hommes étaient encore détenus par le gouvernement fin 2003. La raison de leur arrestation n’est pas claire, mais selon les sources du CPJ en Erythrée, leur détention prolongée s’inscrit dans le cadre d’une reprise en main générale de la presse, initiée par le gouvernement en septembre 2001.

Aklilu Solomon
Arrêté le 8 juillet 2003
Le 27 juin, Solomon, un présentateur du service d’information Voice of America (VOA), financé par le gouvernement américain et basé dans la capitale, Asmara, s’est vu retirer sa carte d’accréditation par les autorités érythréennes pour avoir parlé des familles de soldats morts durant la guerre de 1998-2000 entre l’Erythrée et l’Ethiopie. Le 8 juillet, les agents de la sécurité ont arrêté Solomon à son domicile et l’ont emmené dans un lieu tenu secret. Les autorités ont déclaré ensuite que Solomon avait été transféré au Camp d’entraînement militaire de Sawa pour terminer son service militaire obligatoire. Selon la VOA, toutefois, Solomon détenait des documents prouvant qu’il avait déjà fait une partie de son service et qu’il était exempté du reste pour des raisons médicales. Les autorités érythréennes ont déclaré à VOA qu’elles examinaient les documents en question.

Sierra Leone (1)

Paul Kamara
Arrêté le 5 octobre 2004
Kamara, le rédacteur en chef du quotidien For Di People, a été condamné à deux ans de prison pour "diffamation séditieuse" à l’égard du Président Ahmad Tejan Kabbah suite à des articles publiés en octobre 2003. Ces derniers mentionnaient les travaux d’une commission d’enquête de 1967 sur des allégations de fraude portée contre le Conseil de marketing des produits agricoles de la Sierra Leone, à l’époque où Kabbah supervisait le Conseil. For Di People avait également réimprimé par épisodes la compte-rendu de la commission. Le journal a cessé de paraître pendant plusieurs semaines après le verdict.
 

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